La Suisse, capitale de l’Europe?

L’Europe politique, qu’on le veuille ou non, est une création humaine qui a sans aucun doute marqué des millions de personnes. Mettre fin aux conflits, se retrouver ensemble autour de thèmes communs, créer une puissance économique forte afin de contre balancer les deux «monstres» de l’époque qui jouaient à la guerre dite froide: les USA et l’URSS. Sceller par un pacte une Union européenne forte.
L’Europe, un patchwork de langues, de cultures, d’origines différentes. L’Europe, un groupe de pays disparates qui à ce jour partagent la même monnaie, l’euro. Pourtant, la structure politique de cette Europe est telle que certains pays, soit n’arrivent plus à répondre aux critères nécessaires à son appartenance, soit souhaitent en sortir.
Quelle solution trouver? La Suisse, Confédération Helvétique, est une fédération d’Etats tout aussi disparates et variés que ceux formant l’Europe. On y parle trois langues vivantes officielles et une langue morte. On communique en anglais, langue commerciale «universelle». On a des cantons catholiques, d’autres protestants. On a des cantons villes et des cantons de montagne, voire de campagne, dite la Suisse profonde. «Et pourtant, elle tourne!»
La Suisse, en format laboratoire, est un magnifique exemple de cohésion basée, entre autres, sur un système politique à étages, la commune, le canton et l’Etat fédéral.
L’Europe est une Suisse à grande échelle. Chaque pays à ses propres systèmes gouvernementaux, langues, religions, cultures. Et chaque pays se soumet à l’Europe, comme entité faîtière. Oui, mais…
Cela ne fonctionne pas! Je ne suis pas économiste mais il me semble que, contrairement à la Suisse, l’organe faîtier n’a pas le pouvoir du contrôle de la monnaie. Bien qu’étant actionnaire de la Banque centrale européenne, chaque pays reste maître de ses masses monétaires. Alors que les Etats-Unis impriment du dollar comme du papier de toilette et dévaluent leur monnaie, l’Europe est crispée sur des difficultés liées à chaque politique monétaire nationale.
L’Europe pourrait se constituer en Fédération Européenne. L’Europe pourrait continuer l’effort commencé à Maastricht le 7 février 1992 et devenir un pouvoir fédéral, avec sa monnaie propre et un gouvernement, fédéral, central, laissant les pouvoirs locaux aux gouvernements nationaux.
La Suisse pourrait ainsi sortir de l’impasse qui la lie à nos grands voisins européens. La Suisse pourrait donner l’exemple, montrer comment fonctionnent nos institutions, aider à les mettre en place dans la Nouvelle Europe. Et quand cette nouvelle Fédération Européenne chercherait un lieu pour loger son gouvernement fédéral, la Suisse pourrait proposer de devenir leur «Berne fédérale».
La Suisse, siège du gouvernement de la Fédération Européenne… Pourquoi pas?
Le secret bancaire n’est plus pour l’Union européenne? Que la Suisse, et sa neutralité, vise le gouvernement de la nouvelle future Fédération Européenne!

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